Introduction
Accélérer son travail, ce n’est pas courir plus vite.
C’est arrêter de perdre du temps inutilement.
Dans les chapitres précédents, vous avez appris à mieux vous organiser et à protéger votre concentration. Mais même avec une organisation parfaite et un focus maximal, il reste une limite évidente : la vitesse d’exécution.
Ce chapitre est dédié à cette dernière étape.
Pas pour travailler plus, mais pour faire la même chose en moins de temps, avec moins d’effort.
Pourquoi l’accélération vient en dernier
Chercher à accélérer trop tôt est une erreur classique.
Si vous allez vite sur des tâches inutiles, vous perdez simplement du temps… plus rapidement.
L’accélération n’a de sens que si :
- vous savez quoi faire,
- vous savez quand le faire,
- vous savez sur quoi ne pas travailler.
Une fois ces bases posées, accélérer devient un levier massif.
Chaque petite optimisation se répète des centaines, parfois des milliers de fois.
Affûter sa hache avant d’accélérer
Avant même de parler d’outils ou de techniques, il faut adopter un principe fondamental : le temps investi dans la préparation est rarement du temps perdu.
C’est tout le sens de la page
→ Affûtez votre hache : préparer avant d’exécuter
Accélérer commence toujours par créer un environnement de travail propre, stable et fluide.
Créer les bonnes conditions matérielles
Travailler vite suppose d’abord de travailler sur les bons outils.
Un exemple simple : le smartphone.
Utile pour consommer du contenu, catastrophique pour produire efficacement.
C’est pourquoi une règle simple s’impose :
→ L’ordinateur d’abord : oubliez votre smartphone
Moins de friction, plus de vitesse, moins de fatigue mentale.
L’énergie est une ressource limitée
Accélérer durablement nécessite de préserver son énergie cognitive.
Deux ennemis majeurs :
- le manque de sommeil,
- la multiplication des décisions inutiles.
Le sommeil est probablement le levier le plus sous-estimé de la productivité moderne :
→ Le pouvoir du sommeil : comment mieux dormir pour mieux travailler
Et même bien reposé, on s’épuise vite si on décide trop :
→ La decision fatigue : garder son énergie pour les décisions importantes
Supprimer définitivement les tâches répétitives
Une règle simple : si vous faites deux fois la même chose, vous pouvez sûrement l’automatiser.
C’est le principe du “jamais deux fois” :
→ Automatiser les actions répétitives
Et pour tout ce qui passe par l’écriture, il existe un levier incroyablement puissant :
→ Text expanders : ne tapez jamais deux fois le même texte
Moins de saisie, moins d’erreurs, plus de vitesse.
Accélérer les gestes quotidiens
Une grande partie du temps perdu vient de micro-frictions invisibles :
- souris trop lente,
- clavier mal maîtrisé,
- absence de raccourcis.
Optimiser ces gestes produit des gains cumulés énormes :
→ Clavier et souris : allez plus vite avec votre ordinateur
Retrouver l’information instantanément
Chercher un fichier ne devrait jamais prendre plus de quelques secondes.
Plutôt que de naviguer dans des arborescences complexes, il faut apprendre à penser recherche par mots-clés :
→ La puissance des mots-clés pour retrouver vos fichiers
Accélérer les échanges avec les autres
Une grande partie du temps perdu au travail vient… des autres.
Ou plus précisément :
- des emails ambigus,
- des réunions inutiles,
- des allers-retours évitables.
Deux pages clés pour régler ce problème :
- → La communication explicite : accélérez les échanges
- → La règle des 2 pizzas : rendez vos réunions efficaces
Accélérer en travaillant moins
Accélérer ne consiste pas à tout optimiser de la même manière.
La clé, c’est de comprendre que tout n’a pas la même valeur.
C’est là qu’intervient le principe 20/80 et la logique de l’haltère :
→ La stratégie de l’haltère : appliquer le 20/80 dans votre vie
Faire moins, mais mieux.
Éliminer le bruit pour laisser place à l’impact.
Bonus : 25 petites habitudes qui font gagner des heures chaque semaine
En résumé
Accélérer son travail, ce n’est pas forcer.
C’est :
- supprimer les frictions,
- automatiser l’inutile,
- standardiser ce qui se répète,
- protéger son énergie,
- concentrer ses efforts là où ils comptent vraiment.
Une fois ces principes en place, le temps libéré devient un vrai levier.
Pas seulement pour produire plus, mais pour mieux vivre.