La decision fatigue

Comment garder son énergie pour les décisions importantes.

Pourquoi prendre des décisions nous épuise

Comment allez-vous vous habiller aujourd’hui ?
Que répondre à tous les messages WhatsApp que vous venez de recevoir ?
Par quelle tâche allez-vous commencer votre journée de travail ?
Et si vous devez inviter un ami au restaurant, allez-vous choisir une brasserie de quartier ou le dernier restaurant gastro qui vient d’ouvrir ?

Chaque jour, nous prenons des centaines de micro-décisions.
Et chacune d’elles demande un effort de réflexion, donc de l’énergie, et du temps.

Comment fonctionne une prise de décision

Pour chaque décision, le processus est toujours le même.
On identifie les options possibles, on pèse le pour et le contre, puis on tranche.

Dans un monde ultra-connecté, ce mécanisme est mis à rude épreuve.
Nous faisons face à une surcharge d’informations et à un excès de choix permanents.
Des rayons entiers de yaourts au supermarché, des centaines d’hébergements possibles pour un week-end, des dizaines de messages à traiter chaque jour.

La fatigue décisionnelle expliquée simplement

La conséquence de cette accumulation s’appelle la decision fatigue, ou fatigue décisionnelle.

À force de prendre des micro-décisions, nous épuisons notre énergie mentale.
Résultat, il nous reste moins de temps et moins de lucidité pour les décisions vraiment importantes :
un recrutement, le lancement d’un projet, ou une réflexion de fond sur notre carrière.

Certains chercheurs parlent même d’un « réservoir de bonnes décisions » limité.
Plus on avance dans la journée, plus on aurait tendance à choisir des solutions de facilité.

Même si cette théorie est aujourd’hui débattue, une chose est évidente :
après une journée remplie de décisions, on est fatigué, et on n’a plus vraiment envie de réfléchir longuement à ce qu’on va cuisiner ou au film à aller voir.

Faut-il supprimer toutes les micro-décisions ?

Certaines personnes cherchent à réduire au maximum le nombre de décisions qu’elles prennent.

Mark Zuckerberg a longtemps porté uniquement des t-shirts gris.
Steve Jobs avait son col roulé noir.
Barack Obama portait presque exclusivement des costumes bleus.

L’idée est simple : garder son énergie mentale pour les décisions professionnelles importantes.

Mais aller trop loin dans cette logique peut devenir contre-productif.
Si cela revient à sacrifier sa vie personnelle pour sa vie professionnelle, c’est probablement excessif.

Apprendre à décider plus vite

Plutôt que d’éliminer toutes les décisions, une approche plus saine consiste à décider plus rapidement, surtout pour les petites tâches du quotidien.

Ces micro-décisions sont les fameux « grains de sable » qui finissent par vider notre énergie.

Fermer volontairement ses options

Une première méthode consiste à se donner des contraintes.

Par exemple, si vous devez choisir un bar pour la soirée, imposez-vous cinq minutes maximum pour chercher une adresse et l’envoyer au groupe.

Limiter le temps disponible permet de limiter le nombre d’options envisagées.

Pré-sélectionner pour réutiliser

Une autre technique très efficace consiste à faire une pré-sélection une seule fois, puis à la réutiliser.

Pour vos déjeuners professionnels, vous pouvez par exemple définir à l’avance une liste de restaurants fiables :
bons plats, prix raisonnables, réservation facile.

Ensuite, à chaque nouveau déjeuner à organiser, vous choisissez dans cette liste réduite.
Vous gagnez du temps et vous économisez de l’énergie mentale.

Les habitudes comme antidote à la decision fatigue

Dans un monde qui valorise en permanence la nouveauté, les habitudes ont parfois mauvaise réputation.

Pourtant, elles sont un excellent moyen de réduire la charge décisionnelle.

Plutôt que de chercher un nouveau bar à chaque sortie, vous pouvez choisir un lieu habituel.
Plutôt que de changer de recette tous les soirs, refaire parfois le même plat permet même de l’améliorer avec le temps.

Les habitudes libèrent de l’énergie pour ce qui compte vraiment.

Accepter le “suffisamment bien”

Enfin, le meilleur moyen d’éviter la decision fatigue est sans doute d’accepter de ne pas toujours choisir l’option parfaite.

Visez le “assez bien”, plutôt que le “parfait”.
Le meilleur restaurant ne sera peut-être pas le mieux noté sur Google, mais celui où vous vous sentez bien, à deux pas de chez vous.

Faire confiance au hasard est parfois la meilleure stratégie.

Et si la fatigue venait aussi du manque de sommeil ?

La fatigue décisionnelle est étroitement liée à votre niveau d’énergie global.
Le manque de sommeil dégrade fortement la qualité de vos décisions.

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez approfondir avec
Le pouvoir du sommeil : comment mieux dormir pour mieux travailler.

Aller plus loin

Si vous voulez recevoir chaque jour un email court pour vous aider à préserver votre énergie, mieux décider et avancer sans vous épuiser, laissez simplement votre adresse ci-dessous.

Un email par jour.
Pas plus.
Juste ce qu’il faut.