Combattre la procrastination

Pourquoi on remet à plus tard, et comment enfin passer à l’action.

Introduction

À ce stade, si tout va bien, on sait organiser ses journées et identifier les tâches importantes.

Mais il reste un obstacle majeur sur la route : la procrastination.
Remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire aujourd’hui.

Faire un retour négatif à un collègue.
Rédiger un rapport compliqué.
Passer un coup de fil désagréable.

Quand une tâche nous sort de notre zone de confort, on trouve soudain mille choses plus agréables à faire.
Aller sur Instagram, ranger son bureau, répondre à des messages sans importance.

Et c’est normal.

Notre cerveau cherche la gratification immédiate.
Le petit shot de dopamine.
Pas les bénéfices à long terme.

Pourquoi on procrastine vraiment

On a tendance à croire qu’on procrastine par manque de motivation.

En réalité, c’est souvent l’inverse.

On procrastine principalement pour trois raisons :

  • la tâche est désagréable
  • la tâche est trop complexe
  • la tâche est ennuyeuse

Et pour chacune de ces situations, il existe une réponse simple.

Agir avant d’être motivé

Commençons par casser un mythe tenace :
ce n’est pas la motivation qui précède l’action.

C’est l’action qui précède la motivation.

Attendre de se sentir motivé est la meilleure excuse pour ne rien faire.
À l’inverse, se lancer fait disparaître la souffrance presque instantanément.

Quelques exemples simples :

  • pour aller courir, commence par les dix premiers mètres
  • pour écrire, écris les premiers mots
  • pour faire un retour difficile, envoie juste un message pour fixer un rendez-vous
  • pour appeler quelqu’un, appuie sur le bouton “appeler”

La partie la plus dure, ce n’est pas de faire la tâche.
C’est de s’asseoir pour commencer.

Réduire la complexité avec la technique de l’échelle

Face à une tâche complexe, le cerveau panique.

Une ligne comme “écrire un livre” ou “changer de boulot” sur une to-do list est paralysante.
C’est pour ça qu’on a besoin de tricher un peu avec lui.

La solution, c’est la technique de l’échelle.

Au lieu de voir la tâche comme un mur, on la découpe en petits barreaux.
Des sous-tâches simples, actionnables, qu’on peut cocher rapidement.

C’est exactement comme ça que le livre La 25e Heure a été écrit.
Et comme ce programme a été construit, vidéo par vidéo.

Parfois, il suffit même d’un seul barreau.
Juste le premier.

Refaire son CV plutôt que “trouver un nouveau job”.
Écrire quelques lignes sur le salon de ses rêves plutôt que “faire des travaux”.

Ce premier pas devient encore plus efficace s’il est associé à une date fixe.
Annoncer une deadline augmente mécaniquement les chances de passer à l’action.

Créer des petites victoires dès le matin

La procrastination se combat aussi par des gratifications immédiates.

Une première petite victoire donne de l’élan pour la suite.

Faire son lit.
Aller marcher quelques minutes.
Jouer un peu de musique.

Commencer la journée par une action simple envoie un message clair :
on avance.

À l’inverse, repousser son réveil encore et encore, c’est commencer la journée en procrastinant.

Rendre les tâches pénibles plus agréables

Certaines tâches sont juste chiantes.
Il faudra les faire quoi qu’il arrive.

Dans ce cas, autant les rendre plus supportables.

Créer un environnement agréable.
Préparer un bon café.
Mettre une musique qu’on aime.
Changer de lieu de travail si possible.

Travailler en groupe aide aussi énormément.
Même si chacun travaille sur des sujets différents, la pression sociale pousse à rester concentré.

Un café, une bibliothèque, un espace partagé suffisent souvent à éviter les distractions.

Éviter d’ajouter de la douleur à la douleur

Quand une tâche est pénible, il faut éviter de la rendre encore plus difficile.

Mal maîtriser ses outils, chercher des fichiers, perdre du temps dans des menus inutiles ajoute de la frustration.
À l’inverse, apprendre quelques raccourcis ou optimiser son environnement fait gagner du temps et de l’énergie.

C’est exactement le même principe que la règle des deux minutes : réduire les frictions pour passer à l’action plus facilement.

Procrastiner n’est pas toujours un problème

Dernier point important : il faut aussi déculpabiliser.

Tout le monde procrastine.
Même des personnes brillantes.

On raconte même que Léonard de Vinci finissait rarement ses tableaux.
Et ça ne l’a pas empêché de créer des œuvres majeures.

Parfois, procrastiner permet aussi de laisser mûrir une idée.
De continuer à y réfléchir inconsciemment, comme l’explique l’effet Zeigarnik évoqué dans abuser de la to-do list.

Conclusion

Combattre la procrastination ne veut pas dire ne jamais remettre à plus tard.

Ça veut dire comprendre pourquoi on bloque, et choisir la bonne stratégie :

  • agir immédiatement
  • découper les tâches
  • rendre l’effort plus agréable

C’est un pilier essentiel d’une bonne organisation du travail.

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