Introduction
La plupart des gens utilisent une to-do list.
Mais dans la majorité des cas, ils l’utilisent mal.
Ils s’en servent comme d’un pense-bête occasionnel, alors qu’elle devrait devenir une extension directe de leur cerveau.
Une mémoire externe fiable, organisée, et systématique.
Dans La 25e Heure, on répète souvent une chose simple :
il faut abuser de la to-do list.
Le problème des tâches non terminées
Une psychologue russe du début du XXe siècle, Bluma Zeigarnik, a mis en évidence un phénomène étonnant.
Elle a observé que les serveurs se souvenaient très bien des commandes en cours, mais oubliaient rapidement celles déjà servies.
En laboratoire, elle a confirmé cette intuition : les tâches non terminées occupent beaucoup plus de place dans notre esprit que les tâches achevées.
C’est ce qu’on appelle aujourd’hui l’effet Zeigarnik.
Dans la vie quotidienne, ça se traduit par un brouhaha mental permanent.
Toutes ces tâches en cours, ou simplement en attente, polluent l’esprit et empêchent de se concentrer.
Le cerveau n’est pas fait pour stocker
On peut voir le cerveau comme la mémoire vive d’un ordinateur.
Si on y laisse trop d’éléments actifs en même temps, il ralentit, surchauffe, et devient moins efficace.
Ce fameux nuage noir de pensées parasites finit par prendre toute la place.
La solution n’est pas de “se souvenir mieux”.
La solution est de sortir les tâches de votre tête.
Et c’est exactement le rôle de la to-do list.
Tout capturer, sans exception
Dès qu’une tâche apparaît, il faut la capturer immédiatement.
Peu importe le contexte :
- une idée sous la douche
- une demande pendant une réunion
- une action suite à un appel
- une information qu’on devra utiliser plus tard
Peu importe aussi le support :
- carnet
- post-it
- smartphone
- ordinateur
Ce qui compte, c’est qu’aucune tâche ne reste dans la tête.
Ensuite, tout doit finir dans un seul endroit fiable : la to-do list.
Sinon, ces informations retournent nourrir le nuage noir.
Une to-do list courte est une to-do list utile
Pour être efficace, une to-do list doit donner envie d’être consultée.
Et pour ça, elle doit rester courte.
Une liste remplie de tâches non prioritaires, prévues dans plusieurs mois, devient illisible.
On la lit, on la relit, sans jamais agir.
C’est là qu’intervient la maybe list.
Les tâches sans urgence ni obligation immédiate ont leur propre espace :
- livres à lire
- films à voir
- projets “un jour peut-être”
- idées à explorer plus tard
Les sortir de la to-do list principale permet de la dépolluer, sans rien perdre.
Faire immédiatement les petites tâches
Certaines tâches n’ont même pas leur place dans une liste.
Quand une action prend moins de deux minutes, il vaut mieux la faire immédiatement, plutôt que de la noter, la relire, puis la repousser.
C’est exactement le principe de la règle des deux minutes.
Moins on accumule de micro-tâches, plus la to-do list reste claire.
Revoir votre to-do list régulièrement
Abuser de la to-do list ne veut pas dire la remplir sans jamais la regarder.
Au contraire.
Elle doit être revue aussi souvent que nécessaire, souvent tous les jours pour les projets en cours, et au minimum une fois par semaine.
Cette revue régulière permet :
- de supprimer les tâches obsolètes
- d’ajuster les priorités
- de vider le nuage noir en continu
C’est un pilier essentiel d’une bonne organisation du travail.
Conclusion
Abuser de la to-do list, ce n’est pas devenir obsessionnel.
C’est devenir serein.
Plus on sort les tâches de votre tête, plus l’esprit est libre.
Plus la liste est claire, plus il devient facile d’agir, de prioriser, et de se concentrer.
La to-do list n’est pas un outil de contrôle.
C’est un outil de libération.
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