Introduction
Prioriser ses tâches, ce n’est pas une question d’outil.
Ce n’est pas non plus une question de méthode compliquée.
C’est d’abord une question de choix.
Choisir ce qui mérite du temps et de l’énergie, et accepter que tout le reste n’en mérite pas autant.
Sans priorités claires, la journée se remplit toute seule.
Et très souvent, elle se remplit mal.
Sans priorités, tout devient urgent
Quand tout est important, plus rien ne l’est vraiment.
Une to-do list sans hiérarchie met toutes les tâches au même niveau.
Un mail important se retrouve à côté d’une demande secondaire.
Une vraie priorité côtoie une tâche qui aurait pu attendre.
Résultat, on passe ses journées à réagir.
On traite ce qui arrive en premier, ou ce qui fait le plus de bruit, pas forcément ce qui compte le plus.
C’est exactement pour ça que dire non est une première forme de priorisation.
Avant même d’organiser son travail, il faut apprendre à filtrer, comme expliqué dans la puissance du non au travail.
Prioriser commence par être clair sur ses objectifs
On ne peut pas prioriser sans boussole.
Les entrepreneurs et entrepreneuses qu’on a rencontrés pouvaient presque toujours répondre à une question simple :
quels sont mes objectifs de la semaine ou du trimestre ?
Quand ces objectifs sont clairs, certaines tâches deviennent évidentes.
D’autres, au contraire, apparaissent pour ce qu’elles sont vraiment : des distractions.
Sans objectifs, tout se mélange.
Avec des objectifs, trier devient beaucoup plus simple.
Prioriser, ce n’est pas faire plus vite.
C’est décider ce qui mérite d’être fait maintenant.
La to-do list n’est pas une liste de priorités
Le problème de la to-do list, ce n’est pas qu’elle existe.
C’est la façon dont on l’utilise.
Quand on empile toutes les tâches au même endroit, sans distinction, la liste devient une source de stress plutôt qu’un outil d’aide.
On passe son temps à cocher des petites choses faciles, en repoussant les tâches importantes mais plus engageantes.
C’est pour ça qu’il faut apprendre à distinguer :
- ce qui est aligné avec les objectifs actuels
- ce qui peut attendre
- ce qui n’a peut-être pas besoin d’être fait du tout
Sinon, on finit par travailler beaucoup… sur des sujets secondaires.
Décider quoi faire maintenant
Prioriser, c’est aussi accepter qu’on ne peut pas tout faire en même temps.
Certaines tâches demandent de la concentration.
D’autres peuvent être traitées rapidement, sans trop y penser.
D’autres encore gagneraient à être déléguées ou supprimées.
Des règles simples permettent déjà de faire le tri, comme la règle des deux minutes, qui évite de laisser s’accumuler des micro-tâches inutiles.
L’idée n’est pas de trouver la règle parfaite.
Mais de réduire le nombre de décisions à prendre dans la journée.
Prioriser, c’est aussi accepter de ne pas tout faire
Une bonne priorisation implique forcément des renoncements.
Dire oui à une tâche, c’est dire non à une autre.
Dire oui à un projet, c’est renoncer à d’autres opportunités.
Plus le temps passe, plus cette réalité devient visible.
La capacité de travail reste à peu près la même, alors que les demandes augmentent.
Sans priorités claires, on se laisse déborder.
Avec des priorités assumées, on reprend le contrôle.
Conclusion
Prioriser ses tâches, ce n’est pas optimiser chaque minute.
C’est choisir une direction.
C’est décider à quoi on dit oui.
Et surtout, à quoi on dit non.
C’est une compétence centrale de toute bonne organisation du travail, et un prérequis pour travailler moins dans l’urgence et plus dans le sens.
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