Toujours s’amuser

Prendre du plaisir pour avoir l’impression de travailler moins

Introduction

Pour finir sur cette introduction, il est important d’aborder une idée centrale : travailler moins ne signifie pas forcément réduire son volume horaire. Cela peut aussi vouloir dire avoir l’impression de travailler moins.

Cette nuance est essentielle, car notre rapport au temps n’est pas uniquement objectif.

Temps objectif et temps subjectif

Il existe deux manières de considérer le temps.
Le temps objectif est le temps physique, celui que l’on mesure avec une horloge ou une montre.
Le temps subjectif, lui, correspond à la manière dont le temps est perçu par notre conscience, et il ne s’écoule pas à la même vitesse.

Vous l’avez forcément déjà constaté : le temps passe beaucoup plus vite lorsque l’on effectue une tâche que l’on apprécie. À l’inverse, une activité pénible peut donner l’impression que les minutes s’étirent à l’infini. Le temps se contracte ou se dilate selon ce que l’on fait.

Cette différence a des conséquences très concrètes sur le travail.

Travailler beaucoup n’est pas toujours un problème

Dans certaines périodes de la vie, il arrive de travailler intensément sur un projet qui passionne. Soirs, week-ends, longues journées : lorsque l’activité est stimulante et choisie, elle ne pose généralement pas de problème. Dans ces moments-là, on ne ressent pas vraiment l’effort comme du travail.

Le vrai enjeu apparaît surtout lorsque l’on doit accomplir des tâches que l’on n’a pas envie de faire.

Donner l’illusion que le temps passe plus vite

Lorsqu’une tâche est peu motivante, l’objectif n’est pas seulement de la terminer plus vite, mais aussi de modifier la perception du temps. En d’autres termes, il s’agit de tromper légèrement le cerveau pour lui donner l’impression que le temps s’écoule plus rapidement.

Plusieurs leviers permettent d’y parvenir.

Le premier consiste à créer un environnement de travail agréable. Un bureau rangé, un bon café, une musique de fond appréciée ou un changement de lieu en télétravail peuvent suffire à rendre une session de travail plus légère. Ces ajustements simples influencent directement la perception du temps, comme on le voit dans mettre les bonnes conditions de travail.

Si vous cherchez une ambiance sonore simple à lancer, voici un exemple de site qui marche bien : Noisli.

Le deuxième levier repose sur le travail en groupe. Nous sommes des êtres sociaux : travailler avec des collègues ou des amis agréables peut transformer une tâche contraignante en moment stimulant. Le simple fait de partager un objectif commun et un cadre convivial change profondément l’expérience du travail.

La productivité comme source de plaisir

Le troisième levier, et sans doute le plus important, est la productivité elle-même. Contrairement à une idée répandue, la productivité ne sert pas uniquement à travailler plus vite. Elle peut aussi devenir une source de satisfaction.

Lorsque l’on est bien organisé, que les priorités sont claires et que l’on sait pourquoi on travaille sur un sujet précis, le travail devient plus fluide. Une bonne organisation du travail permet de réduire les frictions inutiles et d’éviter la sensation de dispersion permanente, par exemple avec le système de la boussole.

De la même manière, améliorer sa capacité de concentration limite les interruptions et facilite l’entrée dans un état de focus profond, souvent associé à un réel plaisir intellectuel, comme expliqué dans créer sa bulle de concentration.

Travailler efficacement procure du plaisir parce que l’on sait que son temps est bien utilisé.

Changer son rapport au travail

Il est temps d’abandonner l’idée selon laquelle travailler serait forcément synonyme de souffrance. Cette vision est profondément ancrée culturellement, mais elle n’a rien d’inéluctable.

Bien sûr, personne ne peut transformer chaque minute de travail en passion absolue. Un métier totalement enthousiasmant à chaque instant reste rare. En revanche, il est souvent possible de changer son état d’esprit, d’ajuster son environnement et ses méthodes, et de trouver du plaisir même dans des tâches qui paraissaient rébarbatives au départ.

Le travail occupe une grande partie de l’existence. Autant essayer d’y passer de bons moments.